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Revigorés par une bonne nuit de sommeil et un dîner conséquent, on se lève de bon matin et on plie rapidement le camp. L’orage est annoncé pour 13h et on a un passage réputé “difficile” à passer, je préfère qu’on s’active pour ne pas s’y retrouver quand ça pète.
Notre itinéraire est commun avec le TMB pour le premier kilomètre, puis on retrouve un sentier moins fréquenté pour remonter vers le Crêtet de la Gouille. A partir de là, la montée vers le Petit Col Ferret se fait dans d’agréables alpages peu fréquentés. Je ne suis pas totalement à l’aise parce que je redoute le fameux passage difficile que j’ai repéré sur les cartes, mais finalement aucune difficulté technique jusqu’au col, et pas non plus jusqu’au bivacco.
On y arrive sous un soleil radieux et on prend le temps d’explorer un peu les environs. La vue sur le Mont Dolent et surtout sur le glacier Pré de Bard est exceptionnelle. On n’a pas l’habitude d’être aussi proche d’un glacier, et on passe tout le début de l’après-midi à l’observer et à l’écouter. Au bout d’une heure ou deux, un couple arrive et choisit de s’installer dans l’ancien bivacco, un peu plus bas sur les rochers. On profite de la sérénité du lieu au soleil, allongés sur un banc devant notre demeure du jour. Après-midi de rêve.




Alors qu’on commence à se dire qu’il ne va jamais y avoir d’orage et qu’on aurait pu pousser un peu plus loin, le temps tourne en début de soirée. Le ciel s’assombrit, les nuages se rassemblent et descendent rapidement sur nous. J’ai peur des orages et je n’en mène pas large. On se carapate dans notre bivacco et on attend que l’orage arrive. Rapidement, des éclairs strient le ciel, des flashs éclatants nous éblouissent et des coups de tonnerre fracassant retentissent. L’orage éclate fort, et visiblement pas loin de nous. Le bivacco est à plus de 2700m, et ça doit taper sur des crêtes proches. Par moment, on a l’impression que le sol tremble sous le choc du tonnerre.
Les éclairs commencent à s’espacer une bonne heure et demie plus tard, mais l’orage reste proche. Soudain, dans une ambiance film catastrophe, des coups retentissent contre la porte. Deux alpinistes espagnols sont montés en plein orage, ils sont trempés et transis de froid. On baragouine avec eux pendant que l’accalmie s’installe. Ils comptent faire l’ascension du Mont Dolent le lendemain, c’est assez incertain vu la météo prévue, mais ils sont montés en disant qu’ils verraient bien au petit matin.
Des petites crottes de souris jonchent les lits du haut donc on se répartit les couchettes inférieures, après avoir bien suspendu nos sacs pour ne pas avoir de mauvaise surprise au réveil. Les matelas sont assez confortables, et on dort très bien pour notre première nuit en Italie.
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