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On range la tente sous un brouillard persistant, qui ne se lèvera pas de la journée. Dommage, car le chemin du jour semble magnifique, il faudra revenir un jour pour pouvoir mieux en profiter ! On dépasse les lacs de Tachuy dans une atmosphère presque mystique conférée par la brume. L’arrivée au col du Tachuy est étonnante : le brouillard est tellement épais qu’on peine à comprendre par où il faut passer. Il n’y aucun passage technique, mais on ne voit rien, il n’y pas de sentier, et on doit traverser des névés en suivant des cairns qu’on distingue à peine. Après un temps d’hésitation, on arrive à rejoindre le sentier qui descend rapidement vers le lac du Petit : nous voilà de retour en France. Sur la descente, on croise nos deux compères transalpistes. Ce seront les seules personnes de croisées aujourd’hui sur les sentiers.
Le chemin descend vers le plateau de la Sassière dans une ambiance magnifique malgré la pluie qui commence à tomber. Le brouillard se dissipe un peu, les rayons du soleil illuminent une plaine verdoyante, quasiment vide si ce n’est pour le joli refuge du Ruitor et un troupeau de moutons qui paissent tranquillement non loin de là. Nous sommes tous les deux saisis par l’ambiance paisible, idyllique qui règne ici.


Nous décidons d’attendre au refuge que la pluie passe. Nous ne sommes que cinq, nous deux, les deux transalpistes et un alpiniste solitaire (qui me semble avoir un fort beau sac en dcf mais que je n’ose l’importuner). La pluie semble se calmer alors on décide de repartir, direction le refuge de l’Archeboc : ce soir on dort dans du dur !
On n’y voit pas plus que pendant la matinée et les sentiers sont détrempés, mais la perspective de prendre une douche chaude et de manger un bon repas nous fait pousser des ailes. On arrive rapidement au refuge, où on sera accueilli comme des rois. Il n’y a quasiment personne, alors on aura notre propre dortoir avec douche privée ! Le repas est copieux et délicieux, nous ne sommes que deux tablées et le gardien nous raconte des histoires de son passage au PGHM, l’ambiance est vraiment top.
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