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Une fois n’est pas coutume, le temps semble clément aujourd’hui ! Le bivouac étant interdit dans le cœur du parc de la Vanoise, on a réservé il y a quelques jours deux places au refuge de la Femma, on enchaînera donc trois nuits dans du dur. En attendant, on profite du petit dej buffet de l’hôtel pour discuter de l’itinéraire du jour en se goinfrant de viennoiseries.
Dès le début du sentier qui monte vers le col de Fresse, je comprends que la matinée va être très difficile. Je suis intolérante au lactose et j’ai perdu la raison au petit dej, rendue folle par ce fabuleux buffet. J’ai dû boire 4 tasses de café au lait et manger beaucoup trop de yaourt et de fromage, j’ai ULTRA mal au ventre. Je me traîne sur le sentier comme une loque en me tenant le ventre, je dois faire des pauses tout le temps pour réussir à digérer. La douleur commence enfin à s’estomper au niveau du col de Fresse, et une fois arrivée au col de Leisse, je me sens beaucoup mieux.
C’est ici que notre itinéraire quitte le sentier balisé, pour se diriger droit vers un col sans nom entre la Pointe Boussac et la Pointe du Grand Pré. Cette section hors sentier n’est pas difficile, même si on avance lentement dans les éboulis qui mènent au col. Il n’y a que très peu de cairns mais l’orientation à vue est facile. Warren monte à la Pointe du Grand Pré à 3059m (avec un pas d’escalade facile et pas exposé), puis nous redescendons toujours en hors sentier vers la vallée. Il n’y a pas de cairns mais on s’oriente facilement vers un petit plateau sur lequel paissent des vaches. On rejoint le sentier au niveau d’un cours d’eau, et on ne le quittera plus jusqu’à arriver au refuge.



Le refuge est situé dans une très jolie vallée mais il est bondé, nous devons être plus de soixante. Pas de pot, on nous a mis dans le dortoir du refuge d’hiver : une grande pièce avec quatre bas-flanc et une bonne vingtaine de matelas collés les uns au autres. Pour le coup, on aurait préféré dormir au calme dans la tente. L’équipe semble sympa mais c’est un peu l’usine, les douches sont froides et le repas est sympa sans être exceptionnel. C’est pas franchement l’ambiance intimiste d’autres refuges moins accessibles ou plus petits, mais bon on fait avec.
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