TransAlpes jour 7 :  du bivacco Fiorio à la comba di Arminaz

Vue sur les Grandes Jorasses
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Dès le réveil, le ciel n’a rien d’engageant. Les nuages sont gris et bas : l’orage menace déjà. On se dépêche de quitter le bivacco et on redescend vers la vallée côté Italie le long d’un sentier en zigzag sur un éperon. Un peu technique sous la pluie qui ne tarde pas à tomber, mais on arrive rapidement au Rifugio Elena. L’averse s’intensifie et des premiers coups de tonnerre se font entendre alors qu’on pousse la porte du refuge. La pause n’était pas prévue mais on la savoure quand même avec un caffè latte et une pâtisserie bien gourmande. 

Nous sommes plusieurs à attendre que l’orage se calme pour continuer notre journée, et vers 10h une accalmie semble arriver. Ni une ni deux, nous repartons : ce soir nous voulons bivouaquer sous le Colle Battaglione Aosta, et il nous reste une petite trotte. Nous revoilà sur le parcours du TMB jusqu’au Rifugio Bonatti, et nous croisons une file quasi ininterrompue de TMBistes par moment ! La première heure de marche est franchement morose : les nuages sombres demeurent bien bas et nous sommes toute une foule à patauger sur le sentier détrempé. 

Alors que nous arrivons en vue du Rifugio Bonatti, le temps s’améliore et les nuages se dissipent, faisant apparaître à notre droite le somptueux versant italien des Grandes Jorasses. Le refuge est bondé, il y a énormément de monde et notamment de touristes internationaux, mais on profite quand même de son agréable terrasse pour faire une pause. 

En fin d’aprem, on repart vers la comba di Arminaz, sous un ciel plutôt menaçant. Nous quittons définitivement le TMB : plus personne sur le chemin. On pose la tente juste après un alpage, et pas très loin d’une cabane en pierre en assez mauvais état (le tza de Sécheron d’après ma carte). L’orage gronde quelque part au-dessus des montagnes, mais restera haut et lointain toute la nuit. Un peu plus haut, sur le replat du lago d’Arminaz, on a l’impression de distinguer quelqu’un. Serait-ce le premier transalpiste de notre traversée ? Le col a l’air très peu fréquenté d’après ce qu’on a pu voir en ligne, et on sait que le replat en question est un spot de bivouac listé sur le récit du Yéti … Les probabilités sont minces, il peut très bien s’agir tout simplement d’un randonneur désireux de s’éloigner des foules du TMB. On verra bien demain, peut-être qu’on le ou la rattrapera ! 

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