TransAlpes jour 8 : de la combe d’Arminaz au Lac d’Arpy

Eperon Walker, Grandes Jorasses
Infos clés transalpes jour 8

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Dernière vue du massif du Mont Blanc ce matin, on prend longuement en photo les Grandes Jorasses puis on monte vers le fameux replat. Pas une seule personne en vue, l’endroit est désert. Vers le Lac d’Arminaz, on croise une bonne quinzaine de bouquetins, qui nous suivent du regard alors qu’on continue notre ascension vers le Colle Battaglione Aosta. Le chemin est un peu défoncé, l’érosion fait son chemin. En levant la tête pour essayer de distinguer le passage qui va nous mener au col, on croit de nouveau voir du mouvement, probablement le ou la randonneur.se repéré la veille !

Le col quant à lui est très minéral, mais ne semble pas difficile. On avait lu sur refuges.info des commentaires qui nous avaient un peu inquiétés, et on décide définitivement d’arrêter de trop regarder les fameux passages difficiles en amont : à chaque fois on passe en fait sans soucis, après avoir stressé pour pas grand chose. Il faut être prudent évidemment, mais bon il faut probablement prendre un peu confiance en nos capacités et prendre du recul par rapport aux avis de personnes dont on ne connaît pas le rapport à la montagne. 

Warren avance plus vite que moi et rejoint rapidement le col, et j’entends une conversation qui démarre. Arrivée en haut, je découvre deux randonneurs, un garçon et une fille de notre âge, en pleine discussion avec Warren sur l’itinéraire transalpes. Je jette un œil à leur matériel et suis très impressionnée par leurs sacs à dos, visiblement très légers et surtout cousus main. Ça me renvoie immédiatement aux longues heures (journées même) passées sur randonner-leger.org, et à tous les matos un peu bidouillé maison des internautes. Je leur pose la question, c’est bien là qu’ils ont trouvé le patron pour les sacs, et ils ont même cousu leurs propres duvets UL ! J’en reste baba, c’est vraiment trop impressionnant, surtout qu’ils me font essayer leur sac qui est vraiment confort. 

On reste un moment à discuter au col, puis ils reprennent leur chemin. Je les regarde descendre vers le vallon, ravie d’avoir rencontré pour la première fois d’autres utilisateurs du forum ! 

Après leur avoir donné un peu d’avance, on entame notre descente aussi, direction Morgex ce soir, en espérant trouver un endroit pour bivouaquer à la sortie de la ville. Le sentier est agréable au début, dans un joli vallon très vert, puis on rejoint une piste goudronnée (en dessous du Dos de Chambave) qui n’en finit pas. On retrouve le sourire au supermarché de Morgex devant tous les produits italiens, et la pizza sur la place principale nous comble de bonheur. 

Par hasard, on découvre l’existence d’une navette gratuite qui monte vers le lac d’Arpy. On hésite un peu, mais enfin le lieu sera certainement bien plus sympa pour poser la tente, et on vient déjà de se taper une section interminable sur du goudron. On peut donc peut-être zapper la montée au lac qui n’arrête pas de croiser les lacets de la route. En arrivant vers l’arrêt, on y retrouve nos deux compagnons de transalpes. C’est décidé, on prendra tous le bus, tant pis si c’est un peu de la triche ! 

La navette (horaires dispo sur le site internet de la commune de Morgex) nous dépose à côté d’un restaurant qui a l’air sympa. On proposerait bien un verre aux deux compères pour continuer notre discussion, mais ils semblent assez pressés d’avancer alors on les laisse partir devant. Quand on arrive au lac d’Arpy, il ne reste que quelques baladeurs à la journée qui s’en vont rapidement : officiellement, le bivouac est interdit ici. On imagine que les deux transalpistes sont montés au Lago di Pietra Rossa qui est au-dessus de 2500m : il est autorisé d’y planter la tente. On décide de rester ici, on installera la tente tard et dans un coin un peu planqué, et on partira très tôt demain. 

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