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Aujourd’hui ravito en matinée, on prend un train à Vallorcine en direction de l’Argentière pour faire quelques courses. Retour vers Vallorcine un peu avant midi et on commence la montée vers le Col de Posettes, à 1997 m. Il fait chaud, la montée se fait en partie sur des pistes de ski et quelques VTTs nous coupent le chemin à toute vitesse … Cette section ne restera pas dans les annales, mais une fois dépassé le très fréquenté refuge du Col de Balme le sentier devient nettement plus joli.
A partir d’ici et jusqu’au lendemain soir on croisera beaucoup de monde, nous sommes sur l’itinéraire de la Haute Route Chamonix-Zermatt et surtout sur une variante du TMB. Nous venons aussi d’entrer en Suisse, et nous y resterons quelques jours avant de passer en Italie !
Le sentier jusqu’à la cabane des Grands Dessus suit plus ou moins une courbe de niveau, mais on commence à fatiguer un peu de la journée, pas si physique mais bien chargée avec l’aller retour en train du matin pour se ravitailler. On était persuadés de tomber sur une cabane non gardée, vu les avis lus sur refuges.info et sur des récits de rando, mais à notre grande surprise on est accueillis par un gardien à notre arrivée ! Celui-ci nous explique que ça fait plusieurs années qu’ils ont repris le gardiennage du refuge. Il y a donc un dortoir payant, quelques boissons disponibles à l’achat (sodas et bières), et peut-être un peu de nourriture (information incertaine que j’ai oubliée !).
L’endroit n’est pas idéal pour bivouaquer, il y a quelques spots relativement plats et sans végétation mais qui ont déjà été pris, alors le gardien nous fait dormir gratis dans sa grange. On discute un peu avec lui avant de se coucher, il nous raconte qu’il va régulièrement crapahuter sur le versant d’en face pour chercher des cristaux et pierres semi-précieuses, et on croise même son père qui fréquente l’endroit depuis plusieurs décennies et déplore le recul inexorable du glacier du Trient.
Avant de se coucher on profite un peu de la vue sur le premier glacier d’une longue série, et on repère le chemin qu’on prendra le lendemain pour passer la fenêtre d’Arpette. En ce début de transalpes, on manque un peu de confiance en nous et on redoute vaguement ce passage, qui vu d’ici et à la tombée de la nuit a des airs de porte d’entrée du Mordor.
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