TransAlpes jour 2 : des frêtes du Grenier à Vallorcine

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Réveil tardif, on entend 3 ou 4 randonneurs marcher pas loin de la tente et on sort prendre un petit dej royal avec vue sur le Mont Blanc. Je redoute pas mal la journée, qui est censée comporter la première difficulté de notre traversée : la montée au Mont Buet par son arête nord. Le passage est indiqué comme difficile sur refuges.info, et à l’époque ça m’impressionne beaucoup. Je n’ai pas franchement de grande expérience de rando, et je me dis depuis le début que si jamais ça devient trop difficile on quittera l’itinéraire transalpes pour revenir sur le GR5 ou sur d’autres sentiers plus faciles. Mais pour l’instant, on se met en route : on verra bien une fois arrivés devant l’arête si on y va ou pas !

La journée commence donc par les fameuses frêtes du Grenier, un joli passage très minéral sur un sentier facile à suivre, un peu exposé par moment mais sans difficulté. Après avoir dépassé la Cathédrale (2531 m), on descend vers le Plan du Buet, paysage lunaire avec quelques spots de bivouac sympa et un peu d’eau. La montée vers l’arête nord du Buet commence là, et je la monte avec les chocottes, très impressionnée par l’ambiance haute montagne qui règne. Quelques lacets mènent au col du Genévrier, à environ 2800 m, et nous voici devant le passage tant redouté. Une assez longue suite de câbles permet de suivre l’arête nord du Mont Buet vers son sommet. Petit coup de stress mais aussi bon coup de pied aux fesses et je me lance. Finalement ça passe bien, c’est un peu exposé effectivement mais il y a vraiment pas de raison de perdre équilibre, même avec des sacs d’itinérance pas très light on s’en sort. Le passage est finalement vraiment sympa, on fait quelques pas d’escalade, pas nécessaires du tout, mais ça rend l’itinéraire plus ludique et on fait un peu les malins. 

En haut nous attend une vue absolument spectaculaire, probablement une des plus belles de notre traversée, y compris en comptant la deuxième partie effectuée en 2025. J’étais déjà monté en haut du Piton des Neiges en octobre 2023 lors de ma traversée de la Réunion, mais pour Warren c’est un premier passage à 3000 !

Au sommet il y a pas mal de monde, ça change de notre matinée pendant laquelle on n’avait pas croisé foule. Il est midi et on trouve un petit coin où s’installer pour le pique nique. Il ne nous reste plus qu’à redescendre sur Vallorcine ce soir, alors pas besoin de se presser, on reste un petit moment profiter de cet endroit exceptionnel. 

Le sentier qui descend sur Vallorcine est très bien tracé mais un peu casse patte, il y a presque 1800 m à dégringoler. On traverse quelques gros névés, pas du tout exposés, au début de la descente, puis quelques petits champs de blocs, mais rien de très compliqué.

En descendant du Buet

Une petite pause au refuge de la Pierre à Bérard, qui vaut le coup d’œil, et on arrive dans un vallon qui descend très tranquillement vers Vallorcine. On pose la tente à l’arrière d’un gîte du village, dont les propriétaires ne sont pas particulièrement agréables. On a un peu l’impression d’être des malpropres, on nous autorise à utiliser les douches du gîte (faut dire qu’on paye pour), mais à l’heure du repas pour ne pas croiser les clients “classiques”…

TransAlpes jour 1 : Du Cirque de Sixt-Fer-à-Cheval au refuge du Grenairon

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On a décidé de zapper la première partie de la traversée et de commencer directement au cirque de Sixt-Fer-à-Cheval pour des raisons pratiques. On avait prévu de faire la TransAlpes en deux fois deux semaines sur deux étés, en 2024 et 2025, et on avait l’impression que commencer du lac Léman serait un peu trop long pour nous. On voulait surtout un début accessible en transport en commun ou en blablacar à partir de Grenoble, et finalement on est tombé d’accord sur Sixt-Fer-à-Cheval, en prenant un car jusqu’à Cluses puis un autre jusqu’au village de Sixt (ligne Y94, à peu près 1 heure), et d’accéder au cirque en faisant du stop (largement faisable à pieds aussi). 

La première journée se passe super bien, on se sent en forme olympique et on avale les 1850 mètres de dénivelé vers le refuge du Grenairon vraiment facilement. Le chemin est très simple à suivre, aucune difficulté technique ou d’orientation. Une petite pause au refuge pour profiter d’une bière et de la vue, et on remonte un peu au-dessus du refuge, vers les frêtes du Grenier, pour trouver un endroit où poser la tente. On se doute que la vue va être belle mais on ne voit rien, les nuages obstruent totalement le paysage. Au bout d’une petite heure, ça commence à se dégager et on se retrouve avec un bivouac exceptionnel pour clore cette première journée. 

Les nuages commencent à se dissiper, le Mont Blanc apparaît.