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Départ pour cette HRP un peu à l’arrache, je me suis vraiment décidé il y a à peine une semaine, ça me titillait pas mal et j’avais pile 35 jours de dispo, donc j’ai décidé de tenter le coup. J’ai juste acheté en vitesse le nouveau topo de Marie Millet et suis partie avec un sac pas du tout UL, après avoir fait la bêtise aux Etats-Unis d’avoir acheté trop vite un sac UL pas cher en fripe mais pas adapté à mon gabarit. J’hésite au moment d’aller prendre mon train pour Hendaye mais j’ai pas trop le choix, je vais être obligée de partir avec mon Osprey Sirrus 44 et ses 1.6 kilos à vide.
Niveau matos, je n’ai investi dans rien de particulier, j’ai juste mon équipement habituel, avec comme simple ajout un sun hoodie Uniqlo qui m’a déjà bien servi pendant mes trois mois aux Etats Unis. Étant une énorme fan du forum randonner-léger et des fils reddit américains qui discutent de matos, j’ai quand même un sac raisonnablement léger à sec : il doit tourner autour des 7 kilos sans eau ni nourriture. Au plus lourd du voyage, je vais faire une montée atroce après un ravito beaucoup trop craquage, et encore je pense que mon sac ne devait pas dépasser les 12 kilos.
Mais en ce premier jour de traversée, je quitte Hendaye rapidement et je croise dès le début Sophie, une première HRPiste ! Je suis toujours trop contente de croiser des filles qui marchent toutes seules en montagne, et sur une itinérance exigeante comme la HRP ça me ravit encore plus. On marche ensemble pendant une bonne heure en discutant de comment on s’est retrouvées là, de nos précédentes expériences de trek solo, et du fait qu’on sait ni l’une ni l’autre trop quoi faire de nos vies côté pro. Elle réfléchit à bosser dans une salle de grimpe, et moi je n’ose pas lui dire, sentiment d’illégitimité oblige, que de mon côté l’AMM me parle de plus en plus.


On se sépare quand ça commence à bien monter, je suis en bonne forme donc j’ai envie d’aller à mon rythme. Je commence cette traversée en pleine canicule, et les jours qui viennent vont être très éprouvants. La montée jusqu’au Col d’Ibardin se fait assez facilement, et me voilà déjà en Espagne ! Il y a largement de quoi s’acheter à manger pour le midi, probablement même de quoi faire un vrai ravito.
Quelques kilomètres après le col d’Ibardin, j’apprends une nouvelle vraiment mauvaise concernant ma famille. Je n’ai pas trop d’informations, je ne sais pas quoi faire : continuer mon chemin en attendant d’en savoir plus ou rebrousser chemin, rejoindre Hendaye et reprendre le train pour rentrer chez moi ? Je suis bien déboussolée par ces nouvelles et doit m’arrêter au bord d’une piste bordée de palombière pour réfléchir. Je suis en train de me décider à rejoindre au moins le col de Lizuniaga ce soir, quand un randonneur arrive à toute vitesse. Il arbore un sac Durston flambant neuf orné d’un piolet, visiblement un HRPiste. Quelque part, cette rencontre éclair me motive à continuer, j’irai à Lizuniaga ce soir !
J’ai décidé d’éviter la Rhune pour faire un départ en douceur, alors je prends la variante au sud (indiquée par le topo de Marie Millet) pour rejoindre le col de Lizuniaga. Le sentier a assez peu d’intérêt pour le reste de la journée, avec pas mal de sections sur pistes forestières et même un petit bout de départementale à suivre. Si j’avais su, j’aurais fait l’effort (pas si compliqué) de passer par la Rhune.
Au col de Lizuniaga, il y a un robinet d’eau et un terrain libre, en face de l’auberge, sur lequel le bivouac est autorisé. Sinon, pas mal de spots en continuant la HRP, et aussi de l’eau régulièrement. Surtout, plein de palombières … je suppose que c’est pas franchement autorisé, mais ça donne bien envie de dormir sur la plateforme d’une d’entre elles !

