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Petite journée aujourd’hui pour rejoindre les Aldudes, je sais qu’il y a une aire de bivouac là-bas mais je devrais y arriver assez tôt, donc je me dis que je viserai peut-être plus loin. La journée se déroule sans rien de particulier si ce n’est la chaleur étouffante qui s’est réveillée avec le soleil.
Un peu avant de descendre sur les Aldudes, au niveau du col d’Argibel, j’ai le droit à un splendide ballet de vautours qui tournoient dans le ciel. J’en profite pour faire ma pause pique nique ici, avant de descendre tranquillement sur le village.
L’aire de bivouac des Aldudes est plutôt sympa, c’est un gros espace d’herbe avec un accès à la rivière, froide mais bien agréable en ces temps de canicule, plusieurs tables et même une fontaine et des toilettes. Derrière l’aire de bivouac se trouve une épicerie relativement bien achalandée et pas trop chère.
Je suis la première arrivée à l’aire de bivouac, mais je suis rapidement rejointe par plusieurs randonneurs, dont quelques-uns semblent prévoir d’y dormir. Je sympathise avec un groupe de copains et deux retraités super sportifs (les premiers d’une longue liste) qui font la HRP, on s’échange quelques conseils, je suis ravie de discuter un peu.
Par contre, il y en a un qui ne me revient pas du tout. Il est arrivé un peu plus tard et m’a demandé s’il pouvait mettre ses affaires à sécher sur la table sur laquelle j’étais installée (alors que plusieurs tables étaient vides et dispo …). Ne sachant pas trop quoi dire, je lui dis que c’est ok et il commence à mettre TOUT son équipement à sécher dessus. Ok super, en fait j’ai même plus de place pour bouquiner tranquillement mon topo, je m’allonge à côté de la table vu que j’ai déjà monté ma tente là. Commence alors une longue période pendant laquelle l’homme alterne entre aller s’asseoir à côté de sa tente, 10 mètres plus loin, en me regardant, et se rapprocher pour faire mine de regarder si ses affaires ont séché, en ne manquant pas de me lancer de longs regards appuyés.
Je ne suis pas du tout à l’aise, surtout que je me rends compte que les autres randonneurs commencent à replier leurs affaires pour aller dormir un peu plus haut, afin de profiter de la tombée de la nuit et de la baisse de la température pour s’avancer un peu. Je commence à me dire que je vais me greffer sur le groupe de copains avec qui j’ai déjà parlé quand heureusement trois nouveaux randonneurs arrivent et plantent leurs tentes. Ok, je vais pas me retrouver toute seule avec ce mec chelou, je décide de rester.
Je ne dors pas bien, perturbée par l’idée qu’il y ait la tente du mec en question pas loin. En y re-réfléchissant j’aurai dû faire confiance à mon instinct et aller dormir un peu plus loin, histoire d’être tranquille et de ne pas stresser toute la nuit. Plus que du stress, je suis vraiment en colère. Ça m’énerve sérieusement qu’un mec me gâche le début de ma HRP.
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