HRP jour 5 : du refuge d’Azpegui au Chalets d’Iraty

Vaches sur la HRP

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Notre petit groupe nouvellement formé quitte le refuge d’Azpegui vers 8h dans un épais brouillard. J’ai encore un peu mal au mollet mais il m’élance moins qu’hier et j’espère que je vais pouvoir marcher jusqu’à Iraty ce soir. Jusqu’ici, mon plus long trek a été ma traversée en 2024 de Sixt-Fer–à-Cheval au Mont Cenis : 15 jours et autour de 15/20 km pour 1200 m de D+ en moyenne par jour. La découpe d’étapes que j’envisage pour la HRP (c’est-à-dire celle proposée par Marie Millet dans son topo) est donc un peu plus ambitieuse. On va voir comment je tiens, il faudra peut-être m’adapter. 

Nous suivons aujourd’hui le GR12, avec quelques sections en hors sentiers pour longer les crêtes. C’est un drôle de GR, visiblement peu emprunté et peu entretenu. Dans le brouillard et à travers les champs de fougères, on a pas mal de difficulté à suivre le balisage (les plots marqués rouge et blanc sont plus courts que les fougères !). On se trompe un peu mais on arrive toujours à retomber assez rapidement sur le chemin. 

Au bout de quelques heures, nous faisons une pause au bord d’un ruisseau, le temps de faire sécher nos chaussettes trempées (la faute aux nombreuses traversées de champs de fougère). Un couple arrive dans l’autre sens, ce sont des HRPistes qui viennent de Banyuls ! Si j’avais déjà rencontré quelques randonneurs qui effectuaient la traversée d’est en ouest, je n’en avais croisé aucun jusqu’ici qui était en train de la faire d’une traite. Nous échangeons assez longuement avec eux : quels ont été les passages les plus difficiles ? Restait-il beaucoup de névés dans la partie centrale dans la traversée ? Quels refuges recommandent-ils ? Quelles variantes ? Etc. 

Notre après-midi se déroule sans encombre, dans un brouillard toujours épais. Nous arrivons en fin d’après-midi vers l’aire naturelle de camping-cars Etxola. Il y a là une salle de bain en libre accès avec eau courante, WC propre, électricité (et prises) et surtout plusieurs douches avec eau chaude (!!). Il y a largement de quoi bivouaquer au bord de la rivière qui coule au fond de ce vallon, mais nous décidons de remonter jusqu’à Iraty sans profiter de ce bivouac de luxe : la journée de demain s’annonce déjà suffisamment longue. 

A Iraty nous attend une épicerie, petite mais disposant d’éléments de bases de ravito (assez cher mais de bons produits), et surtout un super food truck de crêpes ! Pour 18 euros, il est possible de dormir dans du dur dans des chambres à deux avec salle de bains et cuisine partagées aux Chalets d’Iraty (se renseigner à l’office de tourisme). Avec un peu de chance, vous serez même tout seul dans votre chambre, il n’y avait quasiment personne quand nous y sommes allés (le 3 juillet) ! Sinon, large emplacement de bivouac en dessous du Chalet. 

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