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Je quitte le joli refuge d’Alos d’Isil de bon matin, et m’engage sur la route en fond de vallée que suit la HRP sur quelques kilomètres. Au bout d’une vingtaine de minute, je croise un espagnol qui arrive en sens inverse, et qui me prévient d’un air effrayé qu’il vient de croiser un ours, un peu plus loin, qui traversait tranquillement le sentier !
Si des ours sont présents sur l’ensemble des Pyrénées, ils sont particulièrement concentrés dans les Pyrénées centrales et notamment en Ariège. Je savais bien que ce serait possible d’en apercevoir de loin, mais l’idée d’en rencontrer un en face à face m’inquiète un peu. Je décide de continuer seule, mais me sens peu à peu gagnée par l’appréhension en approchant du point de rencontre décrit par le randonneur espagnol. Je choisis donc d’attendre Sophie, que je sais être quelque part derrière moi, avant de reprendre la route. Effectivement, je l’entends arriver une dizaine de minutes plus tard, et nous décidons de continuer la journée à deux.
La montée jusqu’au Coll de Cornella se fait plutôt bien, mais la redescente de l’autre côté est bien raide, sur du terrain schisteux qui se casse la figure. On descend lentement, pas trop sûres d’être sur le tracé mais en visant une sente qu’on voit une centaine de mètres plus bas. Après un court pique nique au bord d’un des lacs de la Tartera, on remonte en direction du Coll Curiós en hors sentier approximatif et un peu casse gueule. Une fois arrivées vers le col, on constate qu’il y avait pourtant bien un sentier qui y montait, qu’on a dû louper rapidement après être partie des lacs.




A partir de là, le tracé redevient plutôt roulant jusqu’au Coll de Calberante, où une splendide vue s’ouvre sur la succession des lacs de la Gallina. S’ensuit une longue descente vers le hameau de Noarre, au gré des laquets, torrents et canyons creusés par l’eau, dans un bel environnement sauvage. J’avais envisagé de dormir au Refuge Mont-Roig Enric Pujol, mais il est déjà complet : un groupe scout exclusivement féminin y a élu domicile pour la nuit !
De notre côté, on décide de viser le camping du Refuge Bordes de Graus pour la nuit, et de s’offrir un bon repas chaud là-bas. On y retrouve quelques HRPistes déjà croisés, et c’est l’occasion de partager un dîner très copieux à la table de l’auberge, avec vin inclus dans le menu ! A noter qu’on peut acheter quelques trucs au refuge mais qu’ils ne sont pas bien achalandés, il faut faire le détour jusqu’au village de Tavascan (environ 2 km) pour un vrai ravito.
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