HRP jour 32 : Du Perthus à Banyuls-sur-Mer

HRP : arrivée sur Banyuls sur Mer

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Drôle d’impression en me levant ce matin : si tout va bien, j’aurai fini ma HRP d’ici ce soir ! 

J’ai pas mal de kilomètres à faire alors je déroule en mode automatique toute la matinée. A partir du col de l’Ouillat, j’arrive sur des terres que je reconnais de plus en plus. Mes grands-parents ont un appartement à Argelès-sur-Mer, et j’ai beaucoup fréquenté le coin quand j’étais enfant. Les émotions en ce dernier jour de traversées en sont encore grandies. 

Je m’offre une crêpe au refuge du col pour prendre le temps de savourer cette dernière journée. A partir de là, la montée au Puig Neulos est très rapide, et de là la Méditerranée devient extrêmement proche. Beaucoup de monde sur ce sommet, et puis une double claque : la Méditerranée si proche, et tellement de civilisations, de routes, d’antennes, de villes aux alentours. Je descends sous le sommet et m’offre un moment seule sur un rocher pour laisser l’idée faire son chemin : c’est fini. 

La suite de la journée, je suis les crêtes pour descendre vers Banyuls. J’avais envisagé de finir à Cerbère ou Collioure, variantes qui m’ont été plusieurs fois chaudement recommandées, mais finalement j’ai choisi Banyuls sans vraie raison, ça me plaisait de finir la HRP dans les clous. 

NB : Faire bien attention à la gestion de l’eau sur cette journée, il faisait très chaud fin juillet 2025 et pas mal de sources étaient à sec. Ca coulait quand même bien à la Font de l’Orri (peu après le Puig Neulos, à 950 m d’altitude) et quelques kilomètres plus loin à la Massane (source indiquée par un panneau). 

Je ne croise que peu de monde cet après-midi et j’en suis ravie. La végétation est définitivement bien méditerranéenne, les odeurs se chargent de souvenirs, et la mer devient de plus en plus imposante. Avant d’entamer ma dernière descente, vers le Pic de Sallfort, j’hésite à m’arrêter là pour la journée et à profiter d’un dernier bivouac royal, vue sur mer. 

Mais non, c’est décidé, je finis ! Une bonne descente casse-patte plus loin, me voilà en ville, puis rapidement à la plage. C’est fini ! Je suis épuisée, mon mental lâche et je me mets à pleurer, assise sur un banc face à la mer : j’en peux plus, je suis exténuée, mais surtout je suis tellement fière.

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