Je regroupe ici le récit de mes deux avant-dernières étapes. À ce moment-là, je commençais à vraiment avoir envie d’en finir de ma traversée. Beaucoup de kilomètres, pas mal de routes forestières, des paysages de moins en moins montagnards : la fin approche, et ça se sent.
J30 : Du refuge des Cortalets à Amélie-les-Bains

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On arrive sur la fin et ça se sent ! Si jusqu’ici j’avais du mal à imaginer la fin de la traversée et le concept de ne pas marcher tous les jours, je commence à avoir envie d’en finir. Et puis je repars sur la TransAlpes après 3 jours de pause alors bon, je continuerai bien à marcher !
La première journée, des Cortalets à Amélie-les-Bains consiste en une longue descente vers la vallée : on quitte définitivement les sommets et l’atmosphère alpine. Il fait très chaud, et il y a peu d’eau sur le tracé HRP. Je me suis retrouvée assez mal, écrasée par la chaleur et sans une goutte d’eau sur la descente vers Amélie-les-Bains.
Je recommande vraiment de faire un gros stock d’eau aux sources croisées (pour moi les dernières qui coulaient bien étaient vers le 5ème kilomètre de la journée, un peu avant d’arriver à la cabane du Pinatell).
NB : De manière générale, sur les 3 dernières journées, je recommande de faire de grosses réserves d’eau dès qu’on croise une source. Fin juillet 2025, l’eau était très rare sur ces dernières sections.
A Amélie-les-Bains, j’ai dormi au camping municipal : j’avais prévu de trouver un spot de bivouac avant ou après, mais j’ai rien croisé de correct et n’ai pas préféré tenter le diable. Je suis contente de l’avoir fait, car je n’ai effectivement pas croisé de bon endroit pour poser la tente avant un bon moment le lendemain. Le camping dispose d’un coin randonneur pas très cher (7 euros en juillet 2025) : personnellement j’étais toute seule donc j’avais un emplacement géant pour moi.
J31 : D‘Amélie-les-Bains au Perthus

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Je suis repartie de bon matin le lendemain avec l’idée de viser Las Illas et éventuellement le Perthus, ce que j’ai fini par faire. L’ascension au Roc de France est sympa, et la vue y est très belle. La mer Méditerranée apparaît désormais régulièrement : un horizon qui commence à sembler atteignable et qui constitue une ligne d’arrivée de plus en plus tangible.


Sur cette étape, j’ai croisé très peu de monde, seulement un HRPiste déjà vu à Ulldeter. Je crois que la fin donne des ailes : j’ai fait certaines de mes plus grosses étapes sur ces derniers jours, et beaucoup de compagnons rencontrés sur la traversée ont fait de même.
La descente vers Las Illas est très roulante, on suit majoritairement une longue piste en gravier. Un terrain municipal est à destination des randonneurs pour le bivouac. Quelques tentes y étaient déjà installées quand je suis passée vers 16h : le GR10 passe aussi par là donc il y a pas mal de chances de croiser du monde. Mais la journée était belle, la température supportable et j’avais encore pas mal de jambes, alors j’ai décidé d’aller jusqu’au Perthus.
La section de Las Illas au Perthus se fait très bien, elle est roulante et peu intéressante. Je suis finalement arrivée vers 19h au Perthus, où j’ai dormi au gîte de Paco.
Moyennant 10 euros, on a une place dans le jardin, une douche chaude et surtout un accueil du tonnerre. Ça a été l’un de mes meilleurs hébergements sur la HRP. Paco est super sympa, m’a forcé à accepter des paquets de gâteau et des fruits frais avant de repartir le lendemain, et m’a globalement donné l’impression que j’étais chez moi dans sa maison.
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