TransAlpes sud, jour 2 : du lac Egorgéou au bivacco Enrico Olivero

Trace GPX sur VisuGPX : https://www.visugpx.com/f6xE7TqB9c

Une journée des plus excitantes ! On a prévu pas mal de petits sommets autour du sentier aujourd’hui, avec de jolies lignes de crêtes, donc on se réveille tout contents. 

La journée commence sur un GR58 assez densément parcouru, et surtout un premier sommet franchement bondé : le Pain de Sucre, à environ 3200 mètres. Il n’y a pas beaucoup de place pour s’asseoir sur son sommet, et vraiment beaucoup de monde, alors on n’y reste pas très longtemps. La vue sur la crête de la Taillante y est splendide, et donne très envie d’y monter ! Celle sur le Viso, qui se dévoile par moment entre les nuages, est bien belle aussi, même si on n’arrivera pas à le voir en entier !

On ne s’attarde pas et dépassons vite le col Agnel, empli de voitures, pour nous diriger vers le col de la Chamoussière. Drôle de souvenir pour moi, il y a un an j’y franchissais mes premiers névés toute seule sous l’orage, sur mon tour du Queyras en solitaire ! J’étais alors une bébé randonneuse et je suis bien fière du trajet parcouru. 

Nous quittons ici le GR pour rejoindre le Pic de Caramantran, puis une belle ligne de crête qui nous mène à Rocca Bianca. L’accès aux deux sommets (nord est à 3014 m et principal à 3063) est relativement facile à trouver et les passages les plus compliqués sont bien équipés : ça passe plutôt bien. Ambiance haute montagne très sympa et pas un chat sur ces sommets. 

En redescendant vers le col Blanchet, on a fait de petites portions hors sentier pas idéales (terrain pas très stable), il y avait peut être moyen de redescendre plus directement en restant plus proche de la crête (sente visible sur les fonds de carte IGN mais qui n’apparaissait pas pour nous sur mapy, je ne sais pas si elle est praticable). 

Nous basculons côté italien et décidons de poser la tente vers le col Longet. On envisageait de dormir au bivacco Enrico Olivero, mais celui-ci est déjà plein depuis le début d’aprem ! Tant pis, on se trouve un joli spot dans une petite cuvette rocheuse protégée du vent. On est bien tombés : alors que le soleil se couche, on assiste au défilé d’une bonne vingtaine de bouquetins !

TransAlpes sud, jour 1 : d’Abriès au lac Egorgéou

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Pour finir notre TransAlpes entamée en 2024, nous avons choisi de louper la section du Mont Cenis à Ristolas (à peu près 90 km). On avait deux semaines de libre seulement, et l’envie de rester sur des étapes digestes en termes de distance et de dénivelé, alors ça nous a semblé être le meilleur compromis pour espérer aller jusqu’à Menton. A noter qu’il est plutôt facile d’aller en transport en commun jusqu’à Ristolas, ce qui est en fait un bon point de départ pour une section TransAlpes, à défaut d’avoir le temps de tout faire. 

On commence ce retour sur la TransAlpes tranquillement, avec une petite section en fin d’aprem de Ristolas au lac Egorgéou, pour se remettre tranquillement dans la marche. De mon côté, j’ai passé mon mois de juillet sur la HRP et n’ai eu que 5 jours de repos entre les deux traversées, alors je préfère ne pas y aller trop fort. 

La météo n’est pas top en ce premier jour de reprise, ça nous rappelle la TransAlpes 2024.  Mais bon c’est pas mal, ça fait qu’il y a moins de monde sur cette section qui suit un GR (même si évidemment on croise quand même beaucoup de randonneurs, ne pas s’attendre à être seuls !). On hésite un peu à dormir à la cabane de la Médille, super propre et plutôt bien cachée, mais on décide de risquer la nuit sous tente sous l’orage et on pousse au lac Egorgéou dans un épais brouillard.