HRP jour 27 : de l’Estany Negre au Pla de la Beguda

Bivouac au pla de la beguda

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Avec plusieurs traversées d’espaces urbains et de bonnes portions de marche le long de départementales, le tracé du jour n’est pas des plus agréables. Je profite de l’intermarché de Bolquère pour faire un gros ravito. Sur les étalages, je repère des paquets de rousquilles : ça y est, me voilà déjà bien avancée dans les Pyrénées Orientales. Bientôt, ce sera le Roussillon, puis la mer et la fin de la traversée. 

NB : Pour éviter le détour vers l’hypermarché, il est possible de se ravitailler plutôt à la franchise U du village, mais le choix doit être bien plus réduit et probablement plus cher. Penser aussi à vérifier les horaires, ça m’avait l’air fermé quand je suis passée vers midi. 

Ma matinée se passe sans encombre mais surtout sans attrait particulier. La portion en bord de route est longue, et je regrette déjà les passages les plus sauvages de la HRP. Quelque part, je commence à sentir que la fin approche vraiment, c’est un retour à la civilisation un peu brutal dont je me serai bien passée. 

En début d’après-midi, j’arrive à Eyne et décide de faire une pause à la maison de la vallée d’Eyne, un agréable lieu dédié à cette réserve naturelle. Un food truck propose une offre de restauration qui m’a l’air vraiment bonne, mais comme je viens de me ravitailler je préfère descendre un peu mes stocks. Je commande quand même un café et un gâteau, excellent, et m’installe en terrasse. C’est tellement sympa que j’y reste deux bonnes heures, à feuilleter des bouquins de la petite bibliothèque en libre service à l’intérieur de l’espace de médiation. Il y a aussi une petite expo, très intéressante, sur les oiseaux du coin, et un joli espace botanique extérieur. C’est un lieu vraiment chouette, animé par une équipe très sympa. 

Vers 17h, je me décide à repartir. J’avais un peu hésité à poser ma tente dans l’espace de bivouac prévu par le village d’Eyne, mais finalement je me sens en forme et j’ai envie de profiter de ces dernières nuits de bivouac. Je vais essayer d’aller dormir vers le Pla de la Beguda, voire, si je suis suffisamment en forme, quelque part sur les crêtes en allant vers le Pic d’Eyne. 

La vallée d’Eyne est belle et calme, quoiqu’encore un peu fréquentée en cette fin d’après-midi. Le sentier monte paisiblement en suivant un torrent, il fait beau et je croise de moins en moins de monde : je suis ravie. J’arrive un peu tard vers le Pla de la Beguda, étant partie assez tardivement d’Eyne, alors je décide d’y rester pour dormir. Je ne suis pas la seule, plusieurs tentes se devinent plus ou moins loin. La grande solitude, seule face à la montagne, c’est fini ! 

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