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Première très très belle journée d’après moi sur la HRP. A partir de là, toutes mes journées de marche vont m’amener dans des paysages à tomber par terre !
Départ tardif ce matin avec l’équipe improvisée hier soir : la météo n’est clairement pas excellente mais on hésite quand même à passer par un sommet sympa … On finit par se décider pour la Table des trois rois : le « leader » de notre groupe, un alpiniste espagnol d’une soixantaine d’années très très en forme, nous convainc de tenter le coup ! Un sacré personnage que cet Arturo : après avoir parcouru le GR 11 il y a quelques années, il est cette fois-ci en train d’enchaîner GR10 d’est en ouest puis HRP pour le chemin retour.
Nous quittons le refuge et suivons le GR 12, qui traverse la réserve intégrale d’Ukerdi, jusqu’au Anaieko Lepoa, à 2086 mètres. Le ciel est bien couvert et les nuages commencent à tomber bas, mais nous décidons de continuer vers le sommet. Pour gagner du temps, nous essayons de couper tout droit dans le pierrier derrière le col, en suivant grosso modo la courbe de niveau 1950m. Grossière erreur : le pierrier est dégueulasse, nous roule sous les pieds, l’inclinaison est assez forte et la végétation trop éparse pour retenir quoi que ce soit. On finit par rejoindre le Col des Ourlets, mais en ayant perdu pas mal de temps.
A partir d’ici on suit un chemin cairné plutôt bien dessiné au début puis rapidement, comme on s’enfonce dans les lapiaz, plus difficile à suivre. Les cairns deviennent très très nombreux, on décide de les suivre sans chercher à rester sur un chemin donné, supposants que tous doivent mener à la Table des Trois Rois.



Le passage sur lapiaz est très beau, parfois impressionnant, on enjambe des brèches profondes de plusieurs mètres et on pose le pieds sur des rochers semblants prêts à rouler au fond de crevasses. Quelques passage sont assez verticaux, mais il est probablement possible de les éviter en suivant mieux un chemin réel. On arrive assez rapidement à un ressaut final qui nous mène facilement à un replat séparant le sommet principal de la Table des Trois Rois (2446m) à son sommet secondaire (2421m). A partir d’ici la montée au premier peut se faire en l’abordant par l’est ou en le contournant pour passe par l’ouest (plus facile). On arrive au sommet et, excellente surprise, la vue se dégage suffisamment pour que nous ayons par intermittence de très belles vues à quasi 360°.
Notre descente vers les Cabanes d’Ansabère se fait ensuite sans encombre. Comme pour la première partie de la journée, nous croisons très peu de monde. Nous arrivons aux cabanes assez tard, et dans une atmosphère inattendue : le berger a invité des copains pour la soirée, il y a de la musique, des bières qui refroidissent dans l’abreuvoir et plein d’enfants ! Aucune place dans les cabanes évidemment, mais le berger nous propose de dormir un peu plus loin : on ne l’embêtera pas, on risque juste d’avoir une visite du patou pendant la nuit. Mais comme il nous dit, de toute façon par ici il y a des alpages et des patous partout ! On posera donc les tentes à l’endroit recommandé, après avoir acheté une bonne part d’excellent fromage au berger.
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