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Ce matin, nous quittons à regret notre joli bivacco et nos sympathiques colocs italiens. Nous sommes encore dans un environnement très minéral et sauvage, hors du temps, mais une petite appréhension s’installe : l’arrivée dans le Mercantour sud, réputé plus fréquenté, et cette Méditerranée qui commence à se profiler, synonyme de fin de voyage.
Nous arrivons au rifugio Pagari vers 10h et nous y offrons un petit déjeuner tardif, histoire de profiter du lieu et de son gardien que l’on nous a décrit comme mythique, un peu le John Muir de l’Argentera.

Nous redescendons ensuite vers le lago Bianco, sous le pas de l’Agnel, à partir duquel la matin vers le col se fait dans un chaos de gros blocs. Une trentaine de mètres au-dessus de nous, quelques stambecco crapahutent.
Une fois le col franchi, nous revoilà en France. A partir de maintenant, nous ne ferons plus que quelques petites excursions en Italie, mais le gros du tracé restera côté français.
De là, une sente mène vers le Collet de la Charnassère, puis descend du lac gelé vers le lac Vert. C’est plutôt raide par moment, on n’avance pas vite mais le chemin nous plaît bien. Une splendide vue plongeante vers le refuge de la Valmasque se dévoile au fur et à mesure que nous dévalons la pente.
Au refuge, on s’offre une bière, puis on décide d’avance encore un peu bien qu’on commence à sentir la fatigue, le temps d’atteindre le lac de Basto.
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