TransAlpes sud, jour 9 : d’Isola 2000 au bivacco Jacques Guiglia

En arrivant au bivacco Jacques Guiglia

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Aujourd’hui, reprise officielle de la TransAlpes à deux ! Je me sens enfin bien reposée et on vise une arrivée à Menton en six jours assez tranquilles, alors je reprends le chemin sereinement. 

Comme depuis quelques jours, l’orage menace dès le début d’après-midi, alors on monte à toute vitesse vers la baisse de Druos. Plus on s’éloigne d’Isola 2000, moins il y a de monde, et plus le ciel s’assombrit. Côté italien, on ne croise presque plus personne ! 

En arrivant au rifugio Emilio Questa, en début d’après-midi, on hésite à s’y arrêter. Le refuge est tout petit et plutôt sympa, et dispose d’un four à pizza ! Mais la journée est encore longue, le ciel nous semble clément et on a un faible pour les cabanes non gardées : on va donc viser le bivacco Jacques Guiglia. 

Nous y arrivons vers 18h et sommes très mal accueillis ! Un couple d’italien, la cinquantaine, a prévu d’y dormir et nous dit frontalement qu’ils préféreraient l’avoir pour eux seuls.  L’homme reste debout devant la porte, nous barrant le passage, jusqu’à ce qu’il se mette à pleuvoir : grand seigneur, il nous laisse nous abriter à l’intérieur le temps que la pluie cesse. 

Le bivacco dispose de 9 lits banquettes et est largement assez larges pour qu’on soit confortables à 4, et surtout l’orage gronde, bravo l’esprit montagnard ! On hallucine un peu quand on comprend qu’effectivement ils pensent qu’on va repartir une fois la pluie passée, qu’ils ont “réservés” le bivacco en arrivant avant nous. 

Finalement, ce sont eux qui décident de partir au bout d’une petite heure, de très mauvaise humeur, après qu’on leur ait indiqué que vu la pluie de plus en plus forte, on ne comptait pas dormir dehors. Une vingtaine de minutes après leur départ, il se met à grêler fortement ! On se réjouit un peu méchamment du karma qui punit leur mauvais esprit montagnard, en s’attendant à les voir revenir la queue entre les pattes. Mais ils ne reviendront pas, ils ont dû avoir le temps de monter la tente. Toute la nuit, le tonnerre résonne. Par les petites fenêtres de la cabane en métal, on observe les couleurs rougeoyantes de l’orage sur les sommets. 

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