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Dernière journée en environnement haute montagne de notre TransAlpes ! Nous nous levons de bon matin, et avalons rapidement le dénivelé vers la baisse de Valmasque. On y rencontre une randonneuse solo qui marche depuis un bon mois et demi : elle a suivi le GR 5 jusqu’ici, avec en supplément la boucle totale du GR 58 parce qu’elle avait trouvé le Queyras très joli ! Je suis ravie de parler avec une femme qui marche seule, surtout aussi longtemps, alors on fait un petit bout de trajet ensemble en descendant dans la vallée des merveilles.
On y croise un peu de monde, mais il fallait s’y attendre, et par rapport à notre journée sur le tour du mont blanc l’année précédente, c’est une foule très relative. Surtout, un orage est annoncé en début d’après-midi et le ciel commence déjà à s’assombrir : les randonneurs à la journée ont dû préférer passer leur chemin !
On fait un arrêt au refuge des merveilles histoire de prendre de l’eau et de profiter de leurs wc en dur, puis on accélère pour monter à la Cime du Diable avant l’orage. Au sommet, l’ambiance est encore très minérale côté Mercantour, mais le paysage au sud s’adoucit : ça sent la fin de la traversée ! Nous sommes encore à 2700 m d’altitude, mais d’ici la fin de la journée on passera définitivement sous la barre de 2000 m.

Les nuages commençant à descendre méchamment dans les vallées, on décide de reporter notre pique nique et de plutôt descendre nous mettre à l’abri avant que ça ne pète. La descente vers la baisse cavaline nous demande un peu d’attention : la sente disparaît par moment, on s’efforce d’aller vite pour échapper à l’orage mais la pluie commence et rend les pentes herbeuses glissantes à souhait.
Les premiers coups de tonnerre retentissent alors que nous arrivons vers le col de Raus. Heureusement, on repère pas mal de constructions indiquées sur notre carte, et on allonge le pas pour s’abriter sous une sorte d’auvent en béton derrière le bunker au niveau de la baisse de Saint-Véran. Sur la porte du bâtiment, un écriteau en interdit l’entrée : la construction risque de s’effondrer. Quatre jeunes y sont quand même réfugiés, serrés les uns contre les autres juste au seuil du bunker. Un énorme trou dans les sols les empêche d’aller plus loin. On reste donc planqués sous notre auvent, collés autant qu’on peut au mur pour éviter la pluie battante.
L’orage prend en puissance et se déchaîne sur les sommets qui nous entourent et la vallée à laquelle nous faisons face. On est frigorifiés et mal abrités de la pluie, mais le spectacle des éclairs est superbe ! On profite d’une légère accalmie pour reprendre notre route vers la pointe des Trois Communes, à laquelle on arrive alors que l’orage reprend. Cette fois, il reste à distance, alors nous continuons sur un chemin qui restera roulant jusqu’à la fin de la journée.
Nous ne croisons quasiment personne sur cette fin de journée, et arrivons au sommet du Mangiabo où l’on décide de poser la tente pour l’un des derniers bivouacs de la traversée.

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